Nos acquisitions
Propositions d'achat
Toutes les propositions d'achat émanent des conservateurs. Ce sont eux qui ont la capacité de connaitre quelles sont les oeuvres qui peuvent entrer dans leurs collections et de l'intérêt qu'elles présentent. A la Société incombe la décision d'acheter ou de ne pas acheter. Cette décision est suspendue au résultat des délibérations puis des votes des membres du Conseil d'Administration. Parmi les propositions d'achats présentées, il va de soi que la Société ne pourra accepter l'offre d'achat qu'en fonction de ses capacités financières.
Musée des Arts décoratifs, 39 rue Bouffard
Soirie du lit de Pluvinet
Le conservateur, Bernadette de Boysson, soucieuse d'embellir le magnifique hôtel Lalande qui abrite des meubles, des porcelaines, des tableaux, des gravures et de l'argenterie, a sollicité la Société pour financer le tissu du lit à la polonaise de l'ébéniste Louis Magdeleine Pluvinet, actif en 1780, que le musée vient d'acquérir. Cette importante soirie a été exécutée d'après un modèle du XVIII° siècle.
Archives municipales, 71 rue du Loup
Trois projets de Fontaine
Dans le domaine des arts graphiques, trois dessins aquarellés sont venus enrichir les collections des archives municipales. Ce sont trois projets de fontaine dédiés au culte de la Vierge Marie pour la place des Quinconces. Ces trois planches, d'un artiste inconnu, sont d'une exceptionnelle fraîcheur de coloris et sont d'une admirable précision graphique avec plans et descriptions techniques. Dimensions : 178,5x95 cm. 176x99 cm. 177,5x95 cm.
Muséum d'histoire naturelle, 5 place Bardineau
Deux prothèses dentaires
Deux prothèses dentaires complètes, sculptées en ivoire d'hippopotame du XIX ième siècle, viennent d'enrichir les collections du Muséum. Ce travail fini et richement sculpté en parfait état de conservation ira retrouver les nouvelles salles du Muséum en voie de restructuration. La meilleure lisibilité des collections d'une richesse exceptionnelle, permettra au public de faire des découvertes et de mieux appréhender certaines espèces.
Musée d'Aquitaine, 20 cours Pasteur
Donation Richard Fath
C'est la générosité de Richard-Camille Fath, fils du sculpteur animalier, Richard Fath, (1900-1952), qu'il faut ici célébrer : il a bien voulu nous proposer, en mémoire de son père, deux terres cuites du Dogue de Bordeaux. Ce maître, entré en apprentissage dans l'atelier de sculpture Falguière-Mercié-Bouchet, se lia d'amitié à Paul Belmondo, Evariste Jonchères, Edouard-Marcel Sandoz et Félix Joffres. Sculpter devient dès lors la passion de toute une vie consacrée à observer les animaux dans leurs gestes usuels sans chercher le pittoresque. Il sculpte la vie selon son cœur dit son fils, et il n'aura de cesse de traverser la première partie du siècle en toute indépendance.
Tête du Dogue de Bordeaux, plâtre 14x13x16,5 cm. Signé arrière au centre sur la tête.
Musée des Beaux-Arts, 20 cours d'Albret
Dessins de Bertrand Chevaux
Nous avons offert en octobre 2008, un carnet de soixante dessins de Bertrand Chevaux, peintre de genre, agréé de l'Académie Royale de Peinture de Bordeaux en 1773 et reçu membre de cette même Académie l'année suivante. Après avoir beaucoup voyagé, il s'installe à Londres, tout en demeurant correspondant de l'Académie de Bordeaux. Il a illustré les Contes de Votaire ou encore la Vie de Marianne de Marivaux. Son oeuvre documentée est d'une rareté insigne.
Portrait de femme de Théo Van Rysselberghe
En janvier 2009, l'association acquiert pour le musée des Beaux-Arts une peinture sur toile de Théo Van Rysselberghe (1862-1926). Elève de Caneel et de Portaels, dont il suit les cours à Bruxelles, Théo Van Rysselberghe expose ses premières oeuvres au sein du groupe des XX où il retrouve l'avant-garde artistique. Il voyage et découvre avec ses amis Dario de Regoyos et Constantin Meunier, l'Espagne et le Maroc. A ses débuts, avec sa palette assez sombre, il reste tributaire de Frans Hals, dit l'Ancien, qu'il admire. Puis, après avoir découvert en 1884 l'art de Seurat, il abandonne le réalisme en faveur du pointillisme qu'il adopte en 1887. Installé en France, il peint des portraits et des paysages aux coloris délicats.
Dessin d'Odilon Redon, "Le Christ et la Samaritaine"
le 7 Décembre 2010, La Société des Amis des musées de Bordeaux vient d'offrir au musée des Beaux-Arts un rare et important dessin d'Odilon Redon (1840-1916) représentant "Le Christ et la Samaritaine". Ce dessin acquis auprès de la galerie Prouté à Paris, 74 rue de Seine, pinceau et encre de Chine, 285 x 243 mm, signé à la plume et encre brune en bas à droite ODILON REDON, provient de la collection Gustave Fayet. "Le sujet est rare chez Redon. Seuls deux tableaux s'y réfèrent : l'un, Le Christ et la Samaritaine dit aussi Le Bouquet Blanc, conservé au Städelsches Kunstinstitut de Francfort-sur-le-Main, l'autre Jésus et la Samaritaine, collection particulière, duquel le rapprochement est le plus probant. (Voir Alec Wildenstein, Odilon Redon, catalogue de l'oeuvre peint et dessiné, Paris, Wildenstein Institute, 1992, vol.1, p.217-218, n° 547-548).
En effet, bien que le fond et les détails diffèrent - la Samaritaine porte sa cruche dans le tableau précité alors qu'elle la pose sur une margelle dans le dessin - on retrouve dans les deux oeuvres, peinte et dessinée, le face à face mystique, peut-être encore plus troublant dans le dessin que dans la peinture. L'un des deux seuls tableaux sur ce thème, cités au début de cette notice, fut exposé à Ostende (Belgique), au salon des Beaux-Arts en 1907. Cette feuille est suffisamment proche pour qu'elle puisse être datée de la même période". (Document transmis par la galerie Prouté).
Nous voulons remercier très chaleureusement les membres de la Société des Amis des Musées de Bordeaux ainsi que ses partenaires qui, par leurs dons et leurs adhésions, ont permis ces achats.